La chouette d’or

Le 15 mai 1993 paraissait l’ouvrage de Max Valentin (pseudonyme de Régis Hauser) « Sur la trace de la chouette d’or » qui se serait vendu à près de 70 000 exemplaires. Ce petit album illustré était le mode d’emploi d’une fantastique chasse au trésor. Max avait enterré une chouette en bronze quelque part en France et celui qui parviendrait à résoudre les nombreuses énigmes du livre pourrait parvenir à la retrouver afin de l’échanger contre l’original en or évalué à l’époque à un million de francs. Par conséquent on peut estimer que plusieurs dizaines de milliers de « chouetteurs » se sont mis à l’ouvrage pour tenter de débusquer l’animal. Mais contre toute attente (Max Valentin pensait que le fabuleux volatile serait trouvé en quinze ou seize mois) plus de quinze années après l’oiseau n’a toujours pas été déterré. Personnellement j’ai acheté le livre dès sa parution et presqu’instantanément à la vue des images peintes par Michel Becker (un peintre extraordinaire dont j’admire le talent exceptionnel) qui accompagnent les énigmes et à la lecture de quelques phrases du texte j’ai pensé à un coin que j’adore particulièrement. Ce domaine merveilleux où j’ai déjà passé des nuits à la belle étoile dans des abris sous roche est d’accès relativement difficile car il faut tout d’abord escalader une petite paroi avec peu de prises située au fond d’une gorge. L’entrée en est totalement impossible à une personne âgée ou obèse ou manquant de force. Par contre dès que l’on a franchi ce premier obstacle c’est un cadre absolument exceptionnel, unique en France et réservé aux initiés ou à ceux, comme moi, dotés d’un esprit aventureux qui les pousse à aller là où presque personne n’ose aller. J’avoue qu’à la place de Max c’est là aussi où j’aurais aimé cacher la bête. Je m’y suis donc rendu une première fois avec mon frère jumeau. Nous avons essayé de comprendre d’où partait le mystérieux « trait » tiré par Apollon (il semblerait que 99% des chouetteurs aient tracé un « trait » au crayon sur la carte de France en considérant que grâce à l’aide de Neptune ils pouvaient lui faire traverser aussi bien la Manche que le golfe de Gascogne… On peut se demander comment après un tel tour de passe-passe ils n’ont toujours pas  réussi à parvenir jusqu’à la cache…) et nous avons passé l’après-midi à chercher l’arbuste planté par Max sans aucun succès évidemment. Il a fallu rentrer à Paris et quelques jours plus tard je partais pour les Philippines. Hélas pour moi c’est précisément pendant que je vivais aux Philippines que Max Valentin répondait aux questions des chouetteurs via le minitel. Si j’avais été là j’aurais pu lui poser des questions assez précises et j’aurais pu savoir si ma zone était bien la bonne. Après deux années et demi passées sur les rives de la mer de Camotes je revenais chez moi en Charente-Maritime loin de la zone présumée et j’étais absolument persuadé que le rapace tant convoité avait été trouvé depuis longtemps. Ce n’est que plus de treize ans plus tard que mon frère m’informa que la chouette restait toujours à découvrir et qu’il existait un site internet qui lui était consacré. Je me mis donc en demeure de reprendre ma quête. J’y suis donc retourné avec mon épouse et je découvre que le petit chemin qui mène au début du parcours est désormais interdit aux automobiles et que l’on doit donc faire deux kilomètres à pieds à travers les bois pour arriver au pied du premier promontoire. J’avais compris que le « trait » avait dû atterrir plus loin que je ne l’avais cherché la première fois. J’ai regardé partout sur le sol en haut de la butte là où le projectile avait bien pu se planter mais toujours sans réussite. Et puis, en redescendant, j’ai réalisé que je m’étais trompé d' »ouverture » (en fait il y en a deux) et que je devais aller encore plus loin. Un mois plus tard je retourne un matin de bonne heure et grimpe directement sur la colline. Au passage je remarque des choses qui me font penser instantanément aux « sentinelles » mentionnées dans le livre. Et j’aperçois sur la hauteur en face une église qui me fait penser au visuel représentant un personnage qui semble une statue ou un spectre. Je me dis que je dois chercher de ce côté la prochaine fois et je rentre au bercail. Deux mois plus tard je me rends donc près de cette église avec mon frère. Je me mets en demeure de rechercher les sentinelles situées à 8 000 mesures (selon 99% des chouetteurs cela équivaut à 2 600 mètres). Le problème est qu’il y a deux voies possibles dont une fermée par une barrière. Je prends le sentier de gauche et j’arrive à environ 2 500 mètres à un petit hameau. Je n’ai pas vu de sentinelles alors je coupe à travers champ pour rejoindre l’autre chemin pour revenir. En visionnant Géoportail il m’a semblé voir là des masses rondes qui auraient pu être les sentinelles. Je n’ai rien vu sur le terrain à part quelques vaches. Presque revenu à l’église j’aperçois un troisième passage qui démarre sur la gauche. Je l’emprunte. C’est une sente minuscule qui serpente à flanc de coteau au milieu des fourrés et des buissons. Je la suis sur deux kilomètres mais renonce à poursuivre plus loin car apparemment je ne détecte aucune sentinelle ni aucune place propice à l’enfouissement d’un trésor. Ceci dit je rentre à Paris en étant persuadé que je suis dans le bon secteur mais que je dois aller encore un peu plus loin. Juillet 2007, mon épouse est aux Philippines, j’en profite pour y retourner. Cette fois j’emporte une pelle, une barre de sondage et une boussole car on prétend que Max Valentin aurait enterré un gros aimant avec la chouette afin de pouvoir la retrouver plus facilement à l’aide d’une boussole. Toujours sur Géoportail j’ai noté un lieu particulier à environ 500 mètres après là où je m’étais arrêté la première fois. Je vais cette fois-ci directement au petit village où je laisse ma voiture sur le petit parking derrière l’église et je me dirige vers ce mystérieux endroit détecté sur internet. J’arrive devant un terrain ressemblant à une carrière dont les parois s’effritent et dont l’entrée est barrée par une palissade avec un panneau « accès interdit par arrêté municipal ». Je reprends donc le chemin que j’avais emprunté la première fois mais en sens inverse. A ma gauche des champs de céréales et à ma droite quelques mètres seulement entre le sentier et les flancs abrupts de la vallée. De temps à autre on arrive sur un petit pré à l’herbe haute. C’est là où je commence mes investigations à la boussole. Ce sont des espaces tout à fait propices à l’enfouissement d’une chouette fût-elle en or ou en bronze. Je me penche pour mettre ma boussole au ras du sol et, oh stupeur, j’allais la poser sur une vipère noire et bien dodue qui se dorait au soleil. Souffrant d’ophiophobie je n’ai pu retenir un petit cri d’effroi. Cette mésaventure a évidemment quelque peu refroidi mon ardeur à fouiller au milieu des graminées qui sont très hautes à cette période de l’année. Néanmoins je poursuivis ma route et j’en fus récompensé car je découvris avec surprise le sens de la phrase « la terre s’ouvre » ainsi que les fameux « intervalles » mentionnés dans le livre et juste avant les sentinelles. J’ai d’abord cru que ces sentinelles étaient des animaux mais maintenant je pense que ce pourrait être en fait les éléments sur lesquels ces animaux sont perchés, ce qui correspond plus aux madits. Sur le trajet du retour j’interrogeai le paysan d’à côté qui m’a confirmé que le secteur était effectivement infesté de vipères (j’ai oublié de lui demander si son chien s’appelait Dracula mais je le ferai la prochaine fois). Alors maintenant j’attends l’hiver, après une première gelée, quand la végétation est rabougrie et surtout que les serpents sont retirés dans leur trou. La suite de cette aventure reprendra donc en novembre ou en décembre (avant le 12 décembre 2007 date du procès en appel pour essayer de récupérer la chouette confisquée par le liquidateur), et cette fois-ci j’emporterai un détecteur de métaux et une bobine de corde (d’après le site de Zarquos une cordelette est indispensable pour localiser l’endroit exact de la cache). Mais je suis bien conscient que si j’ai la chance inouïe de trouver la chouette les plus grandes difficultés resteront à venir. Elle a été subtilisée par ce fameux mandataire judiciaire qui semble dépourvu de bonne volonté. Sachant que l’objet n’appartient pas à l’éditeur en cessation de paiement il aurait dû le restituer sans faire d’histoires à l’huissier qui en avait la garde. Apparemment, trop heureux de détenir une chose de grande valeur (à la valeur très certainement disproportionnée face aux dettes à régler), il s’obstine à refuser de la rendre. J’ai bien peur que celui qui trouvera la chouette devra dépenser beaucoup d’argent en avocat pour essayer de récupérer son dû et sans être certain d’obtenir satisfaction. Ceci dit je trouve étrange que la chouette se trouvât dans le coffre de cet éditeur à qui elle n’appartenait pas. Pourquoi n’était-elle pas dans un coffre particulier appartenant à l’huissier ou à Max Valentin?

Il existe donc un forum des chouetteurs grâce auquel j’ai fait connaissance d’autres chercheurs de trésor. J’ai même participé à une rencontre amicale et fort sympathique dans un restaurant du quartier latin. Sur ce forum j’ai fait part de mes recherches et j’ai réussi uniquement à déclencher une levée de boucliers unanime contre moi. Il faut dire que des dizaines de mordus passent des heures chaque jour depuis plusieurs années pour essayer de résoudre chaque énigme du livre. Chacun a sa solution toujours très « capillotractée ». Il faut avouer que les énigmes sont pour la plupart extrêmement difficiles à élucider. Je tire mon chapeau à tous ceux qui ont réussi à les solutionner. Moi je n’ai jamais cherché à en résoudre une seule car la simple vue des illustrations de Michel Becker et l’ensemble des énigmes m’ont fait penser automatiquement au site que je connais sans avoir besoin d’en déchiffrer aucune. De surcroît mon endroit est à moins de vingt kilomètres de la mer alors que tout le monde prétend que c’est obligatoirement à plus de cent. Max Valentin a aussi dit que les sentinelles étaient représentées sur la carte par un symbole et c’est vrai que les miennes ne le sont pas ce qui me fait douter. J’ai reçu presque des insultes de la part de certains et en tout cas j’ai été irrémédiablement considéré comme un doux rêveur qui n’avait rien compris au jeu. Je dois être têtu mais étonnamment je suis semble-t-il le seul à avoir reçu l’aide de Neptune pour parcourir mon chemin (on ne peut passer qu’à marée basse), je suis le seul aussi à avoir deux ouvertures, j’ai aussi une magnifique nef encalminée, je suis aussi le seul à avoir l’empreinte d’un oiseau dans le sol, à avoir des sentinelles et à avoir à la fin des intervalles. Je suis aussi le seul à avoir osé dire la région de ses recherches, à savoir la Normandie. Tous les autres acteurs du forum gardent jalousement la situation géographique de leurs espoirs. On ne demande pas de dire le lieu exact mais dire la région serait déjà une preuve d’ouverture d’esprit sans se mettre en danger de se faire « doubler ». Enfin je suis aussi le seul à avoir dévoilé ma véritable identité (pourquoi dois-je toujours me distinguer? Je n’en sais rien c’est naturel chez moi). Ceci dit j’ai essayé de prendre en compte les découvertes des autres chouetteurs concernant les villes dispersées à travers le pays et j’ai tracé l’axe Bourges-Roncevaux sur la carte et ma zone est effectivement située sur un point géométrique caractéristique par rapport à cet axe. Est-ce le hasard? Je n’en sais rien. Par rapport à Cherbourg ainsi qu’à Carignan elle est aussi située de façon particulière mais je ne sais pas l’expliquer, je constate simplement. Mais je suis intimement persuadé que si l’on ne connaît pas l’emplacement de mes recherches c’est quasiment impossible de le trouver grâce aux énigmes. La preuve c’est que depuis quinze ans plusieurs milliers de chasseurs de trésor l’ont cherché en vain. Je pense que Max a mis la barre trop haut. Il aurait fallu déjà donner un indice clair qui permette d’arriver tout au moins à la première ouverture mentionnée dans l’ouvrage au départ de Cherbourg. Curieusement d’ailleurs Cherbourg est également le départ d’une énigmatique chasse au trésor à travers la France dans un roman célèbre du début du XXème siècle et je soupçonne Max Valentin d’en avoir été inspiré, ne serait-ce qu’inconsciemment. J’ai aussi consulté les nombreux sites créés par des chouetteurs confirmés et j’avoue que certains m’incitent à me remettre en cause. Notamment le site de Zarquos qui indique que Max Valentin a mis plus de 24 heures pour aller enterrer la chouette en partant de Paris alors qu’on peut aller en Normandie et revenir beaucoup plus vite. Il prétend également qu’il n’y a pas de terrain privé à moins de 150 mètres de la cache, ce qui n’est pas mon cas non plus. Toutes ces indications sont en contradiction avec ma zone finale et me rendent dubitatif…

Si à votre tour vous vous sentez l’âme d’un chasseur de chouette (en or…) je vous joins les sites qui vous permettront de rejoindre le cercle des chouetteurs (plus on est de fous plus on rit) et bonne chance à tous…

PS: Ce n’est pas la première fois que l’on me considère comme un illuminé qui n’a rien compris. Déjà quand j’ai soumis mon étude sur les toponymes préceltiques à Aguiaine j’avais été traité de « celtomane » (c’est amusant car en réalité je serais en fait pré-celtomane, ce qui n’a absolument rien à voir) par les sommités universitaires de Poitiers. Je dois dire que les pontes de la société d’archéologie de Saintes ont eu aussi la même réaction argumentant que les Gaulois ne savaient pas extraire une racine carrée (ce qui n’a, non plus, rien à voir avec mon étude…). De nouveau ces dernières semaines pour avoir osé m’être opposé au « poitevin-saintongeais » j’ai de nouveau été considéré comme illuminé et de surcroît « intégriste ».

Dieu merci les chiens aboient mais la caravane passe…

Addenda février 2008:
Le 6 février 2008 je retourne directement sur la zone des intervalles avec mon frère. L’herbe est couchée et forme un tapis très épais sur le sol. J’essaye de comprendre à quel endroit précis Max Valentin a-t-il bien pu enterrer la bête mais sans trouver. Alors je passe ma boussole au dessus du terrain à peu près partout sans résultat. Je dois dire que c’est très pénible de se pencher en permanence et que l’on a très vite mal au dos. En fait la boussole n’est pas vraiment au ras du sol. Finalement le doute persiste car la boussole était assez éloignée de la surface et le tapis d’herbe était très épais alors je ne sais pas si la détection par boussole est réellement efficace dans de telles conditions. A vrai dire j’en doute. Je pense qu’il faudra que j’y retourne un jour mais avec un détecteur de métaux assez puissant pour en avoir le coeur net. Ce qui est déplorable c’est que Max avait planté un arbuste sur la cache, que cet arbuste a crevé mais que Max ne l’a pas remplacé. S’il y avait un arbuste sur la cache au milieu de l’herbe je l’aurais trouvée tout de suite…

Addenda 15 janvier 2009:
Aujourd’hui le procès en appel pour récupérer la chouette a eu lieu à Versailles. Le juge a ordonné au liquidateur de restituer la statuette à l’huissier qui en avait la garde. C’est un énorme soulagement pour tous les chouetteurs. Une équipe de la chaîne de télévision LCI est venue chez moi pour m’interviewer et nous avons continué le reportage dans la cour du tribunal en compagnie de maître Patrick Le Bouard, l’avocat de Max Valentin.

Addenda 17 avril 2009:
Aujourd’hui j’ai enfin pu retourner sur ma zone avec femme et enfants et détecteur de métaux. Je me suis rendu compte qu’il est impossible de déterminer les limites de la zone avec précision et que l’utilisation du détecteur n’est pas du tout évidente. Mais j’ai eu la surprise de découvrir un petit tas de pierres posées sur l’herbe. L’une d’elle est d’ailleurs très grosse. Manifestement ces pierres proviennent d’un trou creusé à cet endroit car il ne peut y avoir aucune autre explication rationnelle. Je me suis souvenu que Max Valentin a dit qu’il avait eu beaucoup de mal à creuser le trou à cause des pierres. Etonnamment à côté de ces pierres se trouve une tige métallique enfoncée dans la terre. Avec ma pelle j’ai creusé. La terre était très meuble. J’ai creusé sur une quarantaine de centimètres sans rien trouver sauf que j’ai découvert qu’il y avait au bord de mon trou un gros pavé bien taillé enfoncé dans la terre au ras du sol. Je n’ai pas réussi à le déterrer. Il était déjà tard et j’ai abandonné car c’était déjà l’heure de rentrer (on a mis plus de trois heures pour rentrer à Paris).

Addenda 24 avril 2009:
Dernière tentative avec mon frère. On a bien creusé pour découvrir qu’il n’y avait rien. Je pense que sans la fameuse « super solution » qui donne (paraît-il) le « pile poil » c’est quasiment impossible de trouver la cache. D’ailleurs je ne suis évidemment pas du tout sûr que ma zone soit la bonne malgré les nombreux indices concordants.

Addenda début mai 2009:
Beaucoup d’évènements se sont produits ces derniers jours. Au moment où l’on atteignait le seizième anniversaire de la chasse Max Valentin (Régis Hauser de son vrai nom) décédait le 24 avril à Metz à l’âge de 62 ans. Le forum des chouetteurs a alors connu une ébullition sans précédent. Il est apparu clairement que pour certains chouetteurs Max Valentin était quasiment un dieu et que leur vie n’avait aucun sens sans la chouette. C’est affligeant mais c’est la réalité. Le complice de Max Valentin, le peintre Michel Becker, que l’on avait oublié d’inviter à l’enterrement, est intervenu sur le forum pour faire savoir qu’il était toujours vivant. Son intervention, tout à fait honnête et sans aucune agressivité, a été très mal interprétée par quelques uns et il a été accueilli par un flot d’insultes de la part de certains chouetteurs (tous cachés sous un pseudonyme évidemment) à qui, pourtant, il n’a jamais rien fait. Bonjour l’ambiance…
Au même moment une nouvelle chasse dotée d’un lot de même valeur que la chouette (150 000 euros) était lancée de la même façon qu’avait été lancée la chasse à la chouette d’or, c’est à dire grâce à un livre : Le trésor de Dalmas.

Addenda juin 2009:
Les évènements dans le monde de la chasse au trésor s’enchaînent à grande vitesse. Aujourd’hui c’est Michel Becker, le peintre de la chouette d’or, qui lance sa propre chasse baptisée Comcrésus. Le prix de cette nouvelle chasse dépasse tous les records puisqu’il s’agit d’un manoir en Dordogne avec un appartement à Paris, le tout d’une valeur d’un million d’euros. Cela laisse rêveur…

Addenda septembre 2010:
J’ai pu retourner sur ma zone cet  été. J’ai recherché le NNP et j’en ai trouvé plusieurs car il y en a dans beaucoup d’églises du secteur. Ce sont des ex-voto mis là par les pêcheurs. En fait il n’y en a aucun qui me plaise vraiment. Je n’y ai absolument rien vu de pertinent ni d’intriguant.
J’ai aussi recherché le fameux Dracula sans succès par contre quand j’étais en train de passer le terrain au détecteur un jogger est survenu avec un gros chien noir. Je n’ai pas osé l’arrêter pour lui demander si son chien s’appelait Dracula mais alors qu’il était éloigné d’une centaine de mètres je l’ai entendu crier « Drac »! Hélas je ne l’ai pas revu mais j’avoue que cela m’a interpeler. La zone est à 600 mètres du village et il n’y a aucun chemin pour y accèder. Il faut passer à travers champs et je pense donc que les habitants qui amènent leur chien ici doivent être extrêmement rares. A mon avis il doit même être le seul.
A part ça j’ai passé tout le terrain en herbes qui était fauché sans succès. Je pense aujourd’hui que la chouette ne peut pas y être car c’est effectivement un terrain privé puisqu’il a été fauché pour le foin. La chouette doit être sur la bande qui longe le terrain, en bordure du fossé mais cet endroit était inexploitable car en été l’herbe fait un mètre de haut. Il n’y a qu’en hiver que l’on peut prospecter avec un détecteur. Les autres fois où j’avais prospecté ce secteur je n’avais pas de détecteur. En plus Max a dit qu’il y avait des grosses pierres et il n’y en a pas dans le terrain où j’ai creusé mais je sais qu’il y en a dans la bordure car on en voit.
Conclusion: Si je veux en avoir le coeur net je dois y retourner encore en plein hiver après les gelées. Cela va m’être quasiment impossible car c’est vraiment très, très loin de chez moi.

Addenda 30 mai 2011: Une nouvelle chasse vient de s’ouvrir sur internet: La guitare du maladroit. Cette chasse, imaginée par le chanteur Flodjo (Florian Gourgeot) comporte 15 énigmes avec 15 chansons et 3 devinettes. Le but est de découvrir une guitare enterrée quelque part en France. site:  www.flofjo.fr

Une autre chasse sur l’île de la Réunion : http://libertania.free.fr/ intitulée Sur la piste de la rose.  Le prix est un magnifique astrolabe d’une valeur de 300 €.

Résultat d’une expédition sur zone le 12 avril 2011: Je suis allé sur place avec mon détecteur de métaux en compagnie de mon frère. J’ai découvert avec déception que l’herbe était déjà bien haute. Il y avait par endroit des grosses touffes. Je ne sais pas si le détecteur est capable de détecter quoi que ce soit s’il se trouve sur un tapis d’herbe à 20 centimètres au dessus du sol. J’ai bien peur que non et effectivement bien qu’ayant déterré une petite pancarte en fer et un autre bout de ferraille, point de chouette… Je pense qu’un radar de sol est nécessaire. Ce sera pour une autre fois et en été c’est impossible…

Addenda décembre 2011: La situation de la chasse est actuellement très floue. Elle continue puisque jusqu’à présent personne n’a réussi à déterrer la chouette et si l’on s’en réfère aux divers posts envoyés sur le forum des chouetteurs, personne n’est près de la déterrer. Ceci dit quand Max Valentin a lancé la chasse il était très clair que celui qui déterrera la contremarque pourra l’échanger, même s’il n’a pas résolu toutes les énigmes, contre la chouette en or déposée dans le coffre de l’huissier. Or aujourd’hui la chouette n’est plus chez l’huissier. Elle a été rendue à Michel Becker suite à une succession de rebondissements non prévus au départ. Tout d’abord Max Valentin a retiré la chouette en or de chez l’huissier pour la confier à la garde d’un petit éditeur. En fait à ce moment là Max Valentin a rompu l’engagement qu’il s’était fixé au départ et a, en fait, rompu l’engagement qu’il avait donné aux chouetteurs. La suite des évènements a montré que c’était là une très grave erreur de sa part puisque l’éditeur a déposé le bilan et que la chouette dont il avait la garde a été confisquée par le liquidateur judiciaire. Sur le forum il est absolument interdit de critiquer Max Valentin puisqu’il est considéré comme un surhomme, au dessus de tout soupçon, incapable de la moindre erreur. Pourtant l’erreur est humaine. Personnellement j’ai la plus grande admiration et le plus grand respect pour Max Valentin mais comme je ne suis pas totalement demeuré je sais que, comme moi, comme nous tous, il a pu, lui aussi, commettre des erreurs. En tout cas le problème est qu’aujourd’hui nul ne peut dire ce qu’il adviendra quand quelqu’un aura déterré la contremarque. L’huissier a été mis hors circuit malgré l’engagement du départ. Michel Becker acceptera-t-il l’échange comme il était convenu au lancement de la chasse? On n’en sait rien. Michel Becker a écrit un communiqué qui ne nous permet pas de savoir sur quel pied danser. Il ne dit pas ouvertement qu’il refusera de donner la chouette mais il ne dit pas non plus qu’il la donnera. C’est l’inconnu. Je dois dire quand même que j’ai également la plus grande admiration et le plus grand respect pour lui car j’admire son talent exceptionnel de peintre mais aussi j’admire sa générosité car offrir gracieusement un objet qui vaut 1 million de francs mérite tous les égards et surtout la gratitude de tous les chouetteurs (ce qui n’est apparemment pas le cas si l’on s’en réfère, une fois de plus, au forum de l’A2co).

http://www.chouettedor.com/comm-09-09-2011.htm

Addenda de fin d’année: J’ai bien compris qu’il n’était pas possible de déterrer la chouette avec un détecteur de métaux sans avoir la super solution, J’ai bien vu aussi qu’il fallait absolument y aller en hiver quand l’herbe n’est pas trop haute. Par chance j’ai l’occasion d’aller à Paris le 16 janvier 2012 (j’emmène mon épouse et mon fils à Roissy en route pour les Philippines). Par conséquent je vais louer un radar de sol et je vais donc faire une énième tentative le 17 ou le 18 (selon la météo car je n’y vais pas s’il tombe des cordes). Alors je saurai enfin si j’ai vraiment la bonne zone… Ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué…

Addenda 28 février 2012: Je suis allé sur ma zone accompagné de ma fille, avec un détecteur de masse. Hélas cet engin est vraiment très difficile à utiliser et je suis rentré bredouille comme d’habitude. La seule solution, il faut la prochaine fois faire appel à un professionnel de la détection qui sait réellement bien utiliser ce genre d’appareil…

Addenda avril 2012: Au cas où la chasse serait arrêtée j’ai par ailleurs déposé une enveloppe Soleau contenant la description de mes solutions et l’endroit exact de ma zone qui n’est pas trèe grande (environ 200 mètres de long sur 10 mètres de large). Je sais très bien néanmoins que cela ne sert à rien. Le réglement est très clair, il ne suffit pas de dire où se trouve la chouette, il faut la déterrer. Ce dépôt d’enveloppe Soleau est uniquement pour l’honneur…

Addenda septembre 2012: Je recherche désespérément quelqu’un avec un radar de sol et qui sache l’utiliser correctement pour un prix correct. C’est très difficile à trouver mais c’est la seule solution.

Addenda automne 2014 : Michel Becker a tenté de vendre la chouette en or à Paris. Grâce à l’action de l’association des chouetteurs la vente a été annulée.

Addenda novembre 2014 :  Sur le forum de la chouette on trouve encore des chouetteurs qui persistent 21 ans après le début de la chasse. Ils ont tous des solutions capillotractées effarantes, totalement pas crédibles mais ils s’entêtent. Jamais aucun ne parle de « La baie dans la Manche » qui est en clair dans le livre. Pour l’aide de Neptune ils tracent un trait au crayon sur la carte au dessus d’un fleuve et ça leur suffit (ahurissant mais vrai). Quant aux intervalles qui sont en fait sur le terrain certains y voient des intervalles musicaux (on croit rêver). Pour certains Napoléon est lié à la chasse, pour un autre c’est l’Egypte pharaonique. On est en plein délire… Et tout le forum n’est que ça. J’espère qu’un jour quelqu’un publiera toutes les solutions abracadabrantesques (excusez pour le néologisme) du forum dans un livre. Ce sera un régal.

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